Crise sanitaire du coronavirus : Le rapport de NovaScopia alimente les recommandations des ONG du secteur Eau et assainissement

  Publié en mai 2020
Crise sanitaire du coronavirus : Le rapport de NovaScopia alimente les recommandations des ONG du secteur Eau et assainissement

La crise sanitaire démontre la nécessité d’une reconnaissance juridique du droit à l’eau potable et à l’hygiène pour tous sur le territoire, tant métropolitain qu’ultra-marin, estime un collectif d'associations (*). Avant la pandémie, 80% des squats et bidonvilles en métropole n’avaient aucun accès à l’eau. C'est ce qu'indique le rapport de NovaScopia produit en 2016 dans le cadre de l'évaluation du programme national de médiation sanitaire auprès des publics Roms vivant en bidonvilles.

Le collectif des ONG partenaires de la Campagne «l’eau est un droit!» explicite ce positionnement dans un document publié le 28 avril 2020.
Le contact avec les mains étant l’un des principaux facteurs de transmission du Coronavirus, l’absence d’un accès adéquat aux services d’eau potable et d’assainissement contribue à aggraver la crise.Une grande partie de la population mondiale est concernée: 2,2 milliards de personnes dans le monde, soit 1 personne sur 3, sont encore sans accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité; et 4,2 milliards de personnes, soit 1 personne sur 2, ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité (Rapport 2019 du JMP, OMS/UNICEF). En France métropolitaine, 1,4 million de personnes ne bénéficient toujours pas d’un accès à uneeau saine. Dans les territoires d’Outre-Mer, les chiffres sont encore plus alarmants: en Guyane et à Mayotte, par exemple, des milliers de personnes recueillent encore leur eau de boisson directement à partir des eaux de surface (cours d’eau, eaux stagnantes, lacs...).
La disponibilité des installations de lavage des mains dans les pays à faibles et moyens revenus est très réduite. Au niveau mondial, 40 % des ménages ne disposent toujours pas d'installations de lavage des mains à l'eau et au savon, et 19 % seulement des personnes se lavent les mains au savon après avoir déféqué. Près de la moitié des établissements de santé (43 %) ne disposent pas d'installations de base pour le lavage des mains à l'eau et au savon, et près de la moitié des écoles (47 %) dans les pays en développement n'ont pas d'installations pour le lavage des mains (Rapport 2019 JMP OMS/UNICEF, WASH in Health Care Facilities). Cela rend une bonne hygiène des mains impossible pour des millions de personnes, contribue à la propagation des infections et rend la lutte contre cette pandémie très difficile.
 
Signataires: Pierre Micheletti, président d’Action contre la faim, Mireille Murawski, déléguée générale de l’Association de coopération entre acteurs du développement, Henri Smets, président de l’ADEDE et membre de l’Académie de l’eau, Stéphane Herpin, président d’Architectes sans frontières, Claire Hédon, présidente d’ATD Quart-Monde France, Michèle Grégoire, présidente de blueEnergy France, Sandra Métayer,coordinatrice de la Coalition Eau, Nathalie Godard, présidente du Collectif national des droits de l’homme Romeurope, professeur Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française, Vaia Tuuhia, déléguée générale de 4D, Anne-Isabelle Münz, présidente de l’association Dynam’eau, Docteur Loïc Monjour, président de l’ONG East, Gabriel Amard, co-président d’Eau bien commun France, Jean-Claude Oliva, co-président d’Eau bien commun France et directeur de la Coordination Eau Ile-de-France, Bernard Mounier, président d’Eau bien commun PACA, Valérie Dumans, co-directrice d’Eau et Vie, Philippe de Roux, co-directeur d’Eau et Vie, Jean-Bosco Bazie, directeur général d’Eau vive internationale, Jean-François Maruszcyczak, directeur général d’Emmaüs France, Nathalie Péré-Marzano, déléguée générale d’Emmaüs international, Florence Lamarque, présidente de la Fédération nationale des Samu sociaux, Jérémie Chomette, directeur général de la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés, Jacqueline Madrelle, présidente de France Libertés Gironde, Henry de Cazotte, président du Gret, Vincent Ruffiot, président de Hé’EAU!, Gilles Bogo, président d’Hydraulique sans frontières, Emmanuel Poilane, directeur général d’Initiative développement, Sophie Lehydeux, directrice de Kynarou, Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme, docteur Philippe de Botton, président de Médecins du monde, Benjamin Gasse, directeur de Morija France, Thierry Mauricet, directeur général de Première urgence internationale, Jean-Louis Marolleau, secrétaire du Réseau Afrique Europe foi et justice, Rachid Lahlou, président fondateur du Secoursislamique France, Romain Desvalois, délégué général de Seves, Antonella Cagnolati, présidente du Secrétariat international de l’eau- solidarité eau Europe, Alexandre Giraud, directeur général de Solidarités international, Pascale Joffroy, association Système b, comme bidonville, Véronique Moreira, présidente de WECF France, Patrick Flicoteaux, président fondateur de Wikiwater.
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